Critique du DVD : grandeur et cadences du Live à Bercy

Publié le par Pénéloppe Eddo

 Critique du DVD "avant que l'ombre ... à Bercy"

Ca y est la phase digestion du DVD a débuté et il est temps d'emettre une petite critique constructive (soyons ambitieuse) des images. Il faut dire, d'entrée, que fixer sur DVD un concert aussi riche visuellement que celui-ci relevait de l'épreuve casse-gueule par excellence. il fallait non seulement se centrer sur Mylène, sous peine de voir les fans hurler au déïcide, mais aussi rendre le travail visuel d'Alain EScalle sur les deux scènes, mettre en valeur les costumes de Franck Sorbier et montrer l'intimité entre Mylène et son public. N'étant pas spécialiste du son je me garderais bien de faire la moindre remarque sur la qualité du mixage. Je souligne juste mon contentement pour l'intro (qui monte en puissance) et les interludes, dont le caractère hispanisant n'avait pas forcément sauté aux oreilles lors des concerts (note : l'interlude de Porno Graphique sacrifié sur le CD est présent sur le DVD !). La manière de filmer le concert est aussi nouvelle (vue de derrière, les ralentis les gros plans), tout cela confère un vent de nouveauté chez Mylène. Les temps forts du concert restent au final l'entrée en scène, Porno Graphique, Ange parle-moi, Désenchantée, (les deux pour leur côté coeur au public), Déshabillez-moi (où Mylène joue à plein son rôle de maîtresse SM Dominatrice fouet non compris) et Fuck Them all (pour les couleurs et l'harmonie qui s'en dégagent) suivi du tableau final d'Avant que l'ombre ...(prouesse technique et esthétique parfaite, la sortie de scène de référence)

Globalement, je regrette la faiblesse de la mise en valeur de la scène centrale en forme de croix sur la piste principale. On peut, de là, regretter  que les boni n'aient pas compris davantage de titres à multiangle afin de mettre davantage en valeur cette scène. A moins que le défaut ne vienne de ma TV proprement dite ? Si vous possédez une télé digne de ce nom vous pourrez profiter plus largement de la qualité du concert (Papa Noël quand tu descendras du ciel : je veux un écran géant plat plasma et tout le toutim ;-) merci !). Et le public ? L'un des reproches adressés à Mylène de la part de ses fans-même est la trop grande absence du public .... Comment allait-elle gérer cette donnée alors que depuis l'invention du pirate de concert, tout fana attendra les ooooh aaaaaaah de stupeur au moment de la découverte du rideau d'eau par exemple. Premier bon point : visuellement, le public filmé voit nettement la catégorie des fans hystériques en T shirt moulant diminuer au profit d'un public plus hétérogène, plus proche du concert de 1989 dans le style et la diversité (Je mentionne quelques plans sympathiques et très esthétiques d'une fan black sur Porno-Graphique). Quant à l'audio  hoy ! hoy ! hoy ! Ce n'est, hélas, pas pour cette fois que nous serons satisfaits  même si le DVD semble limiter la casse contrairement aux CD. pour terminer : un chouette film (insistons sur le terme de film !) à visionner uniquement sur un écran géant  après avoir débranché MSN et le téléphone !

Mais nous n'avions pas un mais deux DVD à visonner, le second étant consacré aux boni ...

Les boni sont intéressants et novateurs car ils mettent en valeur le caractère intransportable et l'implication des techniciens. Il est aussi très agréable pour la première fois de voir et d'entendre pour la première fois "les vieux de la vieille" des concerts Farmer comme Stéphane Plisson. Certe son voit peu Mylène (sauf pour une partie de ping-pong avec Hervé Lewis, un massage et une pause dans sa très gothique-chic loge) on entend aussi trop peu Laurent Boutonnat, mais ces boni pris dans l'ensemble soulignent, au fond, un travail d'équipe et le fait que les concerts, loin de reposer sur les épaules de Mylène, dépendaient largement des performances et des défis techniques et esthétiques que représentaient les 13 concerts. Mylène est en valeur sur le film des concerts, il était donc juste qu'elle ne monopolise pas le deuxième DVD  et que ce dernier ne soit consacré qu'aux techniciens de l'ombre, que Franck Sorbier et Alain Escalle fassent l'objet d'un entretien à part ... même si ... même si on aurait aimé que Mylène fasse un bref commentaire de ce qu'elle souhaitait elle-même à la base.

Publié dans lachouetteblanche

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